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Que
de livres inutiles… Adios Hemingway de Leonardo PADURA entre parfaitement
dans cette catégorie : une belle photo, Hemingway, Cuba... Vous
pensez que la mayonnaise ne peut que prendre … hélas non
!
On entre ici
dans ce nouveau sous-genre du "meurtre dans la maison d'écrivain" qui permet de revisiter l'auteur célèbre d'une manière légère
et divertissante comme le fait très bien Estelle MONBRUN pour Marcel
Proust (Meurtre chez tante Léonie), pour Marguerite Yourcenar
(Meurtre à Petite Plaisance) ou pour Pablo Neruda (Meurtre
à Isla Negra). Si Estelle MONBRUN apporte sa connaissance de
la littérature et son humour, il n'y a chez Pardura que des clichés
sur Hemingway : cigares, rhum et p'tites pépées… L'auteur rappelle
ces guides qui vous récitent leur leçon apprise par cœur pour vendre
l'exotisme du lieu et du personnage. Rien de mieux sur Cuba et les
Cubains qui semblent ici sortis d'une carte postale : un éleveur
de coqs de combats, des pêcheurs, des policiers en exercice ou des
ex-policiers, … Tous ou presque sont alcooliques et ne parlent que
de littérature. Il est urgent de se plonger ou de se replonger dans
Trilogie sale de la Havane de Pedro Juan Gutierrez, ce dandy
libertin et marginal, ce Bukowsky tropical, qui décrit La Havane
de manière plus juste et plus crue avec un style au scalpel loin
des images convenues de Pardura, de ses voitures américaines Chevrolet
Bel Air 1956, des cocktails du Floridita ou de la petite culotte
d'Ava Gardner.
Le style est
à l'image du reste à moins que ce ne soit la traduction (j'ai lu
le livre en français !). De toutes façons, je peux vous le dire
tout de suite, on ne saura pas à la fin, si c'est bien Hemingway
qui a tué l'agent du FBI trouvé dans le jardin de sa maison Finca
vieja. Et si en plus je peux vous éviter des poncifs du style
: " La littérature est un grand mensonge, conclut le Conde. " ;
ces mots n'auront pas été, eux, inutiles !
Le
Site de Pedro Juan Gutierrez : livres, photos, peinture (espagnol,
français, anglais)
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